Bizi rhabille une BNP pour fêter l’anniversaire des Panama Papers

Lundi 3 avril 2017, 25 militants de Bizi recouvrent entièrement une agence BNP de Saint-Jean-de-Luz de 468 affiches, le jour anniversaire des « Panama Papers », qui avaient révélé la création de 468 sociétés offshore par la BNP. L’action est menée en soutien à Florent Compain, président des Amis de la Terre, et second Faucheur de chaises à comparaître au tribunal pour avoir participé à une réquisition citoyenne de chaises, dont le procès aura lieu mardi 11 avril à Bar-le-Duc.

25 militants de Bizi ont célébré le premier anniversaire des « Panama Papers » en recouvrant entièrement l’agence BNP de Saint-Jean-de-Luz de 468 affiches, pour rappeler la révélation de la création de 468 sociétés offshore par BNP Paribas, pour elle même et pour le compte de ses clients. Ce chiffre avait été révélé suite à la fuite de documents confidentiels du cabinet d’avocats panaméen Monseck Fonseca, qui mettaient en lumière la création d’un grand nombre de sociétés offshore et le nom des actionnaires de ces sociétés.

Cette action est menée dans le cadre de la semaine de mobilisation internationale #StopParadisFiscaux lancée par l’Alliance globale pour la Justice fiscale [2], ainsi qu’en réponse à l’Appel des Solidarités lancé par la Fondation Nicolas Hulot et Emmaüs, auquel Bizi s’est associé, et qui appelle notamment à lutter « contre les inégalités sous toutes leurs formes, contre la fraude et l’évasion fiscale et contre l’impunité des banques, des politiques, des multinationales. »

Car « un an après la révélation des Panama Papers, les principaux acteurs du système organisé d’évasion fiscale restent impunis. La BNP reste la championne des banques françaises avec 2432 millions d’euros de bénéfices grâce à ses filiales offshore ​”  rappelle ​Jon Palais, porte-parole de ​Bizi.

Cette action vise également à rappeler le lien existant entre les pratiques de fraude fiscale organisée et la crise sociale et écologique qui s’aggrave. Le 11 mars 2017, une tribune titrée “Nous accusons” [5] était ainsi signée par 150 organisations de la société civile française et internationale, dénonçant la BNP pour son rôle dans l’évasion fiscale, le financement des énergies fossiles, et le soutien à des entreprises responsables de violations des droits humains. Elle appelait à mettre BNP Paribas sur le banc des accusés le 11 avril, à 12h30, devant le siège national de la banque au 16, Boulevard des Italiens à Paris. Ce jour-là, Florent Compain, président des Amis de la Terre, sera jugé à Bar-le-Duc suite à une plainte de BNP Paribas, pour avoir participé à une réquisition citoyenne de chaises en 2015 avant la COP21.

« Aujourd’hui, c’est la BNP qu’il faut mettre sur le banc des accusés pour son rôle dans l’aggravation de la crise climatique et son soutien aux entreprises qui portent atteinte aux droits de populations autochtones, comme les Sioux de la réserve de Standing Rock [6], en soutenant un projet comme le Dakota Access Pipeline, ou encore le terminal de gaz de schiste Texas LNG aux États-Unis. », conclut Anaiz Aguirre porte-parole de Bizi.

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