« Traité de Paix – Le génie de l’art » Une représentation de la paix dans l’histoire de l’art

Dans le cadre de Donostia Saint-Sébastien – capitale européenne de la culture en 2016, Bayonne accueille du 3 juin au 25 septembre 2016 une double exposition de grande envergure, Traité de Paix – Le génie de l’art, une représentation de la paix dans l’histoire de l’art. De part et d’autre de l’Adour, le Musée Basque et de l’histoire de Bayonne présente 1660 – La Paix des Pyrénées : politique et famille, L’esprit de Velázquez et le DIDAM dévoile 1808 – L’Abdication à Bayonne : ornement et délit.

Du 3 juin au 25 septembre 2016 Bayonne – Pays Basque 

  • 1660 – La Paix des Pyrénées : politique et famille L’esprit de Velázquez
    Musée Basque et de l’histoire de Bayonne

A travers une sélection de plus de 140 œuvres, l’exposition illustre la fin d’un long conflit qui permet en 1660 le rapprochement de deux Etats, la France et l’Espagne. Peintures, gravures, dessins issus des musées européens les plus prestigieux, du Prado au Louvre, en passant par le Musée du château de Versailles , les Musées des Beaux-Arts de Chartres, Le Mans, Orléans, Valencia (Espagne), la Real Academia de Bellas-Artes San Fernando (Madrid), la Bibliothèque Nationale d’Espagne, les Archives nationales de France, etc., sont autant de témoignages de la complexité d’un siècle marqué par les guerres entre les deux monarchies mais aussi par les influences culturelles de plus en plus prégnantes entre les deux territoires. Le portrait devient, plus que jamais à cette période, un instrument d’échanges diplomatiques et d’affirmation du prestige de la monarchie. L’Espagne et La France s’échangent ainsi des portraits des figures de la famille royale, peintes par les plus grands artistes de l’époque, Velasquez en Espagne, Charles Le Brun, les frères Beaubrun ou Jean Nocret en France.

Depuis le XVIe siècle, la signature de traités de paix mettant fin à des états de guerre entre la France et l’Espagne se concluait par un mariage dans le but de renforcer les liens entre les dynasties régnantes. Après l’assassinat d’Henri IV, premier roi de France de la dynastie des Bourbon, sa veuve, la régente Marie de Médicis s’entend avec le roi d’Espagne Philippe III pour marier leurs filles aînées aux héritiers respectifs des deux couronnes. Elisabeth de Bourbon épousera le futur Philippe IV d’Espagne et Anne d’Autriche le tout jeune Louis XIII. Les contrats de mariage sont rédigés en 1612 et l’échange des princesses a lieu le 9 novembre 1615 sur l’île des faisans, territoire neutre sur la Bidassoa à la frontière franco-espagnole. Premier pas d’un rapprochement entre les deux monarchies, les mariages déboucheront sur le traité des Pyrénées, signé en 1659 sur cette même île.
L’art s’exprime grâce au génie de Velázquez et de Le Brun qui mettent en scène en 1660 la rencontre de deux rois au milieu de la rivière Bidassoa, et le mariage entre Louis XIV et l’infante Marie-Thérèse d’Autriche scellant la paix entre les deux monarchies. L’échange des cultures espagnole, française et basque font du territoire frontalier entre Fontarabie et Saint-Jean-de-Luz, et plus largement entre Saint-Sébastien et Bayonne, le symbole de la paix retrouvée. 

  • 1808 – L’Abdication à Bayonne : ornement et délit 
    DIDAM

L’art contemporain revisite la grande Histoire en livrant une interprétation ludique et paysagère événements tragiques : l’abdication forcée des souverains légitimes d’Espagne à Bayonne en 1808 et le début d’une sanglante guerre d’indépendance. La paix fut longue à s’installer mais une vision aimable de l’homme se dégageait malgré tout au travers de la découverte de plantes nouvelles et la création de jardins où l’esprit du beau et du paisible l’emportait.
Les querelles, les tragédies, les trahisons que sous-tendent les périodes de conflits deviennent le temps de l’exposition des arbres, des fleurs, des lacs… transformant ainsi l’espace du DIDAM en véritable jardin paysagé, dans lequel les visiteurs déambulent et rencontrent les œuvres d’artistes contemporains.
Aux côtés d’un mur photographique rappelant le Palais de Marrac, créé par José Ramón Ais, commissaire de l’exposition, sont installées les œuvres graphiques de Ian Hamilton Finlay, Alberto Baraya, Álvaro Perdices, du collectif Agustín Parejo School, les installations de Pepa Rubio, la pyramide de boîtes de conserves de Federico Guzman, ou encore la vignette de BD de Miguel Brieva.

 

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