La Ville de Bayonne et la Galerie Paris-Beijing présentent la programmation estivale de deux lieux incontournables cet été à Bayonne : Liu Bolin au DIDAM, du 29 juin au 16 septembre 2018, pour une exposition inédite dans la région, et un cycle cinéma chinois à l’Atalante.

Liu Bolin se rend invisible pour se faire remarquer. Il crée des œuvres mêlant photographie, body art, art optique et sculpture vivante. Cet homme-caméléon pose pendant des heures devant un mur, un paysage ou un monument pour arriver à se fondre dans le décor avec l’aide de ses peintres-assistants sans aucun trucage numérique. À la fin du processus de camouflage, il fige la performance grâce à la photographie.
Ses photographies sont ludiques mais dotées d’une forte charge symbolique, interrogeant la politique et la censure, la tradition et la culture chinoise, la société de consommation et l’environnement, la liberté de la presse… Caché devant un drapeau, il nous montre comment l’individu se perd dans une identité collective. Noyé dans le rayon d’un supermarché devant des canettes de boissons importées, il dénonce et nous questionne sur les dérives de notre époque.

À travers la présentation d’un patrimoine culturel propre à l’artiste (patrimoine architectural devant la Muraille de Chine, mémoire collective d’une famille devant les lanternes rouges traditionnelles, création ancestrale des motifs de céramique chinoise), c’est un universalisme contemporain que Liu Bolin met en question.
Dans une sélection d’une trentaine de photographies abordant les thèmes qui lui sont chers, il interroge du regard le visiteur : comment censurons-nous ou défendons-nous ce patrimoine séculaire ? Sommes-nous en train de basculer avec violence dans une société de surconsommation entraînant des dérives multiples, culturelles comme environnementales ? Dans la démultiplication des débats et des prises de position par réseaux sociaux interposés, la parole du citoyen comme celle de l’artiste peut-elle encore être libre ?

Dans une démarche issue du Pop-Art et de l’Expressionisme, s’inscrivant à la suite d’une peinture occidentale figurative -Liu Bolin est un fervent admirateur de Picasso, Modigliani, Warhol ou encore Bacon-, la photographie de Liu Bolin porte à son apogée l’art du camouflage, rendant l’artiste extrêmement présent dans son invisibilité. Par là-même, elle incite le spectateur à porter son attention sur des problématiques contemporaines et mondiales dont le photographe souhaite que nous gardions une vive conscience.

Proposant plus d’une centaine d’expositions par an dans le monde entier, Liu Bolin a connu en quelques années une ascension extraordinaire dans le milieu de l’art contemporain mondial.

Représenté par la Galerie Paris-Beijing en France, il a proposé une exposition remarquée à la Maison Européenne de la Photographie en 2017 et réalisé une performance photographique en partenariat avec la Surfrider Foundation et le réseau scolaire local l’an dernier à Biarritz.

Ouverte au public pendant deux mois et demi, cette exposition proposera un programme de médiation tous publics élaboré par l’équipe du DIDAM en partenariat avec l’École Supérieure d’Art Pays Basque, le Cinéma l’Atalante, Surfrider Foundation et l’association L’Enfance de l’Art. La Galerie Paris-Beijing assurera plusieurs visites commentées pendant la durée de l’exposition. Une médiation en direction des scolaires sera également assurée avant les congés d’été et sur la période de rentrée. L’exposition s’achèvera le 16 septembre sur le week-end des Journées européennes du Patrimoine permettant ainsi une ouverture en nocturne ainsi que l’organisation d’une soirée spécifique en collaboration avec le cinéma l’Atalante avant la clôture.

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