Il arrive un moment où il faut savoir couper l’herbe sous le pied des rumeurs les plus tenaces afin de rétablir une certaine forme de vérité : la notre.

Tout d’abord, resituons le contexte. Nous sommes en 1814, Napoléon, (le premier, pas celui qui initia le bétonnage de Biarritz) se prend branlée sur branlée et la France est attaquée de toutes parts suite à la Bérézina et à la retraite de Russie. Depuis le sud, les troupes de Wellington débarquées au Portugal ont libéré l’Espagne de l’occupation napoléonienne et remonte tranquillement vers Bayonne, tel moi après un road-trip en Algarve.

Arrivé à Anglet, les anglais (qui ne sont pas les habitants d’Anglet) se retrouvent coincés, par les défenses de Bayonne beaucoup moins perméables, à l’époque, que celles de son XV actuel. Retranchés sur les hauteurs de la ville du côté de la Tour de Lannes, les anglais espèrent obtenir des renforts du côté de l’aéroport, mais hélas, ce dernier n’était pas encore construit, ni la ligne Londres-Biarritz de RyanAir et ses gabarits à bagages millimétrés.

Mais les renforts arrivèrent plutôt que prévu par l’intermédiaire d’une vingtaine de péniches qui passèrent l’embouchure de l’Adour et permirent ainsi de créer le blocus de Bayonne.

Soucieux d’envahir le reste de la France, Wellington avait mis en place un véritable atelier de faux monnayage qui lui permettait de faire frapper tous les napoléons dont ses troupes pouvaient avoir besoin pour assumer leurs plus immédiates dépenses et surtout dans l’objectif, le siège de Bayonne terminé, de faire le tour des bars du “petit” et du “grand” ce qui nécessitait, déjà à l’époque, de posséder un max de liquidités.

Ces pièces étaient si bien imitées (surtout les euskos) qu’il était impossible de les distinguer de celles émises par la Banque de France.

Vers 1970, on découvrit ainsi, près de la tour de Lannes, aux abords du camp d’Anglet, tout un trésor de ces monnaies frappées en 1814, probablement des économies de l’un des soldats stationnés là pendant la campagne*.

Pressé, donc, d’envahir la France et les bars de la rue Pannecau, Wellington enterre tout le matériel qui peut le gêner dans son avance rapide et surtout l’atelier de fausse-monnaie au lieux dit “Le Blanc Pignon”. Ces troupes avant de partir saccagèrent la forêt du même nom; ce qui contribua, déjà, à faire monter le prix des terrains de Chiberta.

Depuis, ces chasseurs de trésors modernes – que l’on appelle maintenant promoteurs – achètent des maisons, les démolissent, creusent des trous pour chercher le trésor et, ne découvrant rien, rebouchent les trous en construisant des immeubles.**

Une autre légende raconte qu’une équipe municipale angloye trouva le fameux atelier de faux-monnayage et décida depuis la gratuité éternelle des parkings de plage de la ville.***

 

*Véridique

**Beaucoup moins véridique

*** Pas du tout véridique

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.