Nous sommes le Mercredi 25 février 2026 | 43 Connectés | La citation du jour : "C'est triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas..." Victor Hugo
Des chèvres sur les remparts de Bayonne

Des chèvres sur les remparts de Bayonne : le retour des stars de l’écopâturage

À Bayonne, il y a les fêtes, le jambon, les remparts… et désormais les chèvres. Et oui, depuis quelques jours, le troupeau municipal a fait son grand retour pour reprendre du service dans les espaces verts les plus escarpés de la ville. Une info officielle… mais surtout une scène qui ressemble à un décor de carte postale improbable.

Car voir des chèvres pâturer tranquillement au pied des fortifications donne toujours cette impression délicieuse que la campagne a discrètement décidé de s’installer en ville.

32 tondeuses naturelles (et 4 bébés stars)

Le troupeau municipal compte aujourd’hui 32 animaux : 14 chèvres alpines et 18 brebis manex tête noire, la race locale emblématique du Pays basque. Et la famille vient de s’agrandir : 4 agneaux sont nés ces derniers jours, avec d’autres naissances attendues d’ici le printemps.

Autant dire que la relève est assurée.

Ces nouveaux pensionnaires vont rapidement rejoindre leurs aînés pour participer à leur mission principale : entretenir naturellement les zones difficiles d’accès des remparts et des douves.

Car oui, ces animaux ne sont pas là pour la photo Instagram (même si clairement, ils cartonnent aussi dans ce rôle).

L’écopâturage : une tradition bayonnaise depuis 1995

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, cette initiative n’a rien d’un gadget écologique récent. Bayonne pratique l’écopâturage depuis les années 1995.

Le principe est simple :
remplacer les machines bruyantes et polluantes par des animaux parfaitement adaptés aux terrains pentus ou difficiles d’accès.

Résultat :

  • zéro carburant
  • zéro bruit de moteur
  • zéro émission
  • et une biodiversité préservée

Une solution à la fois écologique, économique… et franchement sympathique.

Les chèvres et brebis interviennent aussi sur d’autres sites urbains, notamment les noues paysagères destinées à la gestion des eaux pluviales, comme à l’école du Prissé depuis sa réouverture en 2024.

Une bergerie municipale et un vrai suivi

L’hiver, le troupeau passe quelques mois au chaud dans la bergerie municipale installée aux serres. Dès la fin février, les animaux reprennent le chemin des remparts pour la saison de pâturage.

Le service fauchage de la Ville s’occupe quotidiennement :

  • alimentation complémentaire en foin et maïs
  • déplacements selon les besoins
  • suivi vétérinaire régulier

Bref, une vraie équipe municipale… version laine et cornes.

Important : on ne nourrit pas les stars

La Ville rappelle un point essentiel : ne pas nourrir les animaux.
Le pain, notamment, peut les rendre malades en quantité.

Donc on admire, on photographie, on dit “oh qu’ils sont mignons”… mais on garde son sandwich.

La campagne s’invite en ville

Au-delà de l’aspect pratique, cette initiative apporte quelque chose de rare : une touche de poésie dans le quotidien urbain.

Un matin, on passe près des remparts… et on tombe sur un troupeau qui broute tranquillement face à la Nive. Instant suspendu garanti.

Et finalement, si l’écologie passait aussi par ces petites scènes inattendues ? 🌿🐐

Contact Us