La plante qui fait le fruit qui fait le Patxaran :

Le prunus spinosa est un buisson à rameaux très épineux, divariqués; feuilles petites, ovales, finement dentées; fleurs blanches, petites, pédonculées; drupe petite 6-12 mm, globuleuse, dressée, d’un bleu-noirâtre, très acerbe; noyau subglobuleux, presque lisse.


La recette
Pour: 1 litre d’alcool

Durée: 4 mois

Il vous faut:

1 litre d’alcool anisé, une centaine de prunelles sauvages (airelles) à récolter entre août et octobre, soit 1/3 du volume d’une bouteille d’une contenance de 1 litre, 2 gousses de vanille, 3 grains de café.

Phases techniques:

Méthode 1: Faire macérer l’ensemble pendant environ 4 mois.
Filtrer au chinois étamine munie d’une gaze fine et répartir en bouteilles.

Méthode 2: Vous pouvez aussi mettre les airelles directement dans les bouteilles avec la vanille coupée en deux, les grains de café et compléter avec l’alcool anisé.

Laisser macérer 4 mois au moins avant de consommer. Dans ce cas, on ne remue pas le mélange, et on ne consomme pas les fruits.

Infos: Dans tous les cas, il ne faut pas que la l’alcool prenne une teinte rouge (elle doit être plutôt brune, un peu comme un thé bien infusé. Si toutefois cette coloration se produit, allongez le mélange avec de la liqueur d’anis.
(Source le Meilleur du Chef )

L’histoire

Les racines du patxaran actuel reposent sur la tradition et la consommation fermière navarraise et c’est pour cette raison, quand on le cite, qu’on lui attribue le cachet de qualité navarraise pour ressortir son originalité.

Le patxaran, en Navarre, a été et est toujours, un produit incorporé a l’entourage familial. Soudainement, comme s’il s’agissait d’une découverte, cette liqueur a traversée les frontières provinciales et est devenu une mode. Ce fut le ” boom ” commercial rarement vu, pour sa rapidité de propagation dans toute la péninsule, et, qui plus est, sans aucune publicité d’aucune sorte. On attribue cette expansion rapide du produit aux étudiants et jeunes navarrais qui iront faire le service militaire en emportant de chez eux des bouteilles qui surprirent leurs compagnons d’armes.
L’hôtellerie a également participé a la propagation de cette liqueur. Vers le milieu de ce siècle et fruit d’une demande naissante, les entreprises fabriquant et mettant en bouteilles déjà existantes se développent et d’autres naîtront. Les installations se modernisent avec des techniques d’avant-garde permettant d’augmenter la production sans diminuer la nature ni la manière de macérer. Pour cela, et afin de préserver la qualité du produit, les plus grosses entreprises créent une association qui établira des engagements entre ses membres, qui se soumettaient aux contrôles autres que les leurs.
De cette manière naquit l’association Navarra de fabricants et embouteilleurs de patxaran naturel, qui sollicita le gouvernement de Navarre pour l’obtention du label de qualité ” pacharan Navarro “ pour réguler et contrôler le produit protégé.
Le gouvernement de Navarre, par le biais du département de l’agriculture, élevage et montagne, se mit a accélérer le processus en créant, d’abord, une dénomination de qualité avec une ambition régionale, puis une dénomination spécifique, ratifiée par le ministère avec une ambition nationale et internationale. Pendant la croissance, sous une forme inusitée, la présence du patxaran dans les marchés et l’arrivée d’une consommation applaudie dans les bars, réunions et restaurants, sa définition et caractéristiques se transforment en thèmes de discussions, proliférant dans les articles de journaux et reportages dans les médias informatifs, surtout dans les revues spécialisées en gastronomie. (source Abarka)

La légende :

Manger les fruits macérés dans le Patxaran (en plus d’en boire en forte quantité) rendrait fou. Si cette expérience ne rend pas irrémédiablement fou ( et je sais de quoi je parle) elle peut vous plonger dans un coma éthylique de tout premier plan et de ce fait, rendre votre organisme hyper-sensibilisé au Patxaran durant de longues années.

 

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