L’Espace Culturel Arts et Sciences des Grottes d’Isturitz et d’Oxocelhaya, présente son programme de l’année 2017, consacré à l’ours.

Si les grottes d’Isturitz et d’Oxocelhaya sont mondialement réputées pour les vestiges des 80 000 années d’occupation, d’histoires humaines et d’art préhistorique qu’elles renferment elles ont également abrité diverses espèces animales au premier rang desquelles l’ours des cavernes.

L’ours tient dans notre histoire une place singulière, affectueuse et effrayante. C’était déjà le cas au temps où nos ancêtres et les imposants plantigrades partageaient l’espace des grottes.

L’année 2017 sera l’année de l’Ours.
Notre imaginaire est depuis la nuit des temps peuplé d’ours, qu’ils soient tendres comme ceux qui bercent les rêves des plus petits d’entre nous, plus imposants comme ceux qui peuplent nos montagnes. Voire effrayants comme ceux qui occupèrent nos grottes …
Nos ancêtres qui cohabitèrent avec ces plantigrades en ont réalisé à Isturitz et Oxocelhaya de fascinantes et tendres représentations. Ces créations artistiques exceptionnelles, nées dans la Vallée de l’Arberoue sont exposées dans le monde entier, de Paris à Tokyo. Ainsi le Musée d’Archéologie National (MAN de Saint Germain en Laye) qui consacre son exposition annuelle à la place de l’Ours dans l’art préhistorique, présente de nombreux trésors venus de notre Pays Basque, comme en témoignent l’affiche retenue pour la promotion de cette exposition.
L’Espace Culturel Arts et Sciences des Grottes d’Isturitz et d’Oxocelhaya proposera en 2017 un programme artistique, scientifique et culturel sur ce thème de l’ours qui se déclinera tout au long de l’année par la tenue de divers événements. Il sera complété par des commentaires aux visiteurs des grottes des témoins de la présence de ces plantigrades vénérés. Les preuves de l’occupation des grottes par l’ours des cavernes sont en effet nombreuses ; on note la présence de griffades d’ours sur les parois des cavités, des polissages de parois dans certains passages étroits empruntés par les plantigrades, ainsi que des bauges. Les vestiges paléontologiques sont également nombreux, bien que moins étudiés par les archéologues. Des « couches à ours », bien développées dans certaines salles recèlent de nombreux ossements d’ours (dents, crânes, mâchoires, ossements divers … ).

L’occupation commune ou alternée des grottes par les hommes et les ours au cours des 80 000 ans d’occupation humaine des grottes interpelle, inquiète et fascine. Plusieurs objets d’art mobilier témoignent de la place particulière de l’ours dans la culture préhistorique. Ce sont plutôt des représentations d’ours proches de ceux que nous connaissons aujourd’hui qui inspirèrent nos ancêtres magdaléniens, l’espèce des ours des cavernes s’étant éteinte à jamais il y a environ 25 000 années.
Par exemple un pendentif d’ourson, des plus affectueux d’âge magdalénien retrouvé dans la salle Saint Martin d’Isturitz s’est peut-être dandiné au cou de l’un ou l’une de nos ancêtres …

Ainsi ce programme contribuera à la fois à faire connaître et partager ce patrimoine fascinant et peu connu, à réfléchir au travers des ours à l’évolution du monde vivant et aux relations hommes / animaux. Il sera l’occasion de créations artistiques et de belles rencontres.

La plupart des actions seront développées sur le territoire voisin des grottes (vallée d’Arberoue ), quelques unes seront données en d’autres lieux ( Musée Basque de Bayonne , Musée San Telmo de Saint Sébastien, …) et pour certaines en partenariat avec la Diputación Foral de Guipúzcoa (atelier au centre de conservation des matériels archéologiques de Gordailua à Irun – à l’attention des chercheurs)

Des scientifiques de premier plan, comme la préhistorienne Elena Man-Estier qui a été la Commissaire de l’exposition l’Ours dans la Préhistoire organisée cette année par le MAN (Musée d’Archéologie Nationale) et l’archéologue Aritza Villaluenga auteur d’une thèse sur les relations entre les ours et les hommes dans les grottes du Pays Basque et de Cantabrie et qui vient de rejoindre l’équipe des animateurs culturels des grottes, nous honorerons de leur présence et partagerons leurs réflexions avec le public lors d’Homo sapiens cafés®.

Au plan artistique Claude Labat, célèbre écrivain que l’on ne présente plus au Pays et spécialiste de la mythologie basque donnera une œuvre originale dans les grottes d’Isturitz. Elle est intitulée, Cadavres Exquis en Sous-sol et nous invitera à réfléchir à l’animal (l’ours ?) qui sommeille en chacun de nous.

Un Hommage à un artiste, ami des grottes, Guanes Etchegaray à qui l’on doit entre autres choses La patte d’ours sera rendu. Poésie, danse, chants, txalaparta (Beñat Achiary, Paxkal Indo, Christiane Giraud, Jean Philippe Leremboure) nous rappellerons à sa mémoire.

Dans les légendes du Pays ainsi que dans la tradition chamanique l’ours est particulièrement présent. Gorka Echarri, féru de chamanisme nous contera la place de l’ours dans ces traditions à la fois ancestrales et toujours présentes dans les civilisations du Nord de l’Europe et de la Sibérie ainsi que dans nos rites populaires lors d’un Homo sapiens café ®.
Selon la légende, un ours a enlevé une jeune bergère de la vallée de l’Arberoue. Les chasseurs partent traquer l’ours. La jeune bergère sera t elle sauvée ?
Réponse le jour de la fête de l’ours qui se tiendra à Saint Martin d’Arberoue, dans le massif d’Eltzarruze à proximité des grottes.
Enfin lors de la Journée Mondiale du Monde Sous terrain dont le patronage par l’Unesco vient d’être demandé par l’ISCA (International Show Cave Association) l’Espace Culturel des Grottes d’Isturitz et Oxocelhaya organisera entre autres choses une action caritative, Un sourire avec les ours,  au profit des enfants de l’Hôpital de Bayonne avec l’Association « Un sourire pour tous » de l’IUT Bayonne Pays Basque (GEA – gestion des entreprises et des administrations).

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